ferme maraîchère
La Ferme de Bovenant,
un lieu de vie et d’accueil
La ferme de Bovenant s’ancre sur un coteau donnant sur la Vilaine. En contrebas, les chemins de halage, tout autour, les bois. Et au milieu de tout ça, un jardin en pente cultivé à la main, sur sol vivant. Sébastien et Virginie ont mis des années à construire ce lieu et ils ont envie de vous le faire partager.
Les
mains
dans la
terre
Un lieu de ressourcement
Au départ, il y a une terre avec une vue incroyable et deux maraîchers résolus à bien faire les choses. La ferme est en bordure d'une zone Natura 2000 : la nature ici n'est pas un décor, elle est vivante, dense et habitée.
La ferme est en bordure d'une zone Natura 2000 : la nature ici n'est pas un décor, elle est vivante, dense et habitée. Lors de la sécheresse de 2022, les animaux sauvages ont trouvé refuge sur la butte, attirés par l'ombre et l'eau. En bas, au pied de la Vilaine, un second terrain accueille des arbres fruitiers. L'ensemble forme un lieu où l'on vient autant cultiver que respirer et que l'on quitte rarement sans avoir ralenti.
La vilaine vue de notre terrain
L’envie de cultiver
différemment
La ferme a été conçue comme une oasis : un espace nourricier où la biodiversité se régénère et circule librement. Le jardin s’étend sur une pente qui rend le travail mécanique difficile. Alors, tout se fait à la main, ou presque. Cela demande plus de temps, plus d’attention mais permet aussi une relation plus fine à la terre.
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Car tout commence là, dans l'écoute. Sébastien et Virginie cultivent selon les principes de l'agriculture biologique et du sol vivant : sans traitement, sans mécanisation forcée et avec des semences reproductibles.
L’idée est de donner au sol le temps de se régénérer et de retrouver toute sa richesse. Lui apporter de la matière organique, puis laisser les insectes, les plantes spontanées et la biodiversité accomplir leur œuvre.
Moins on intervient, plus le sol se nourrit et s’équilibre de lui-même.
Selon les années, il faut composer avec la sécheresse, l’excès d’eau et les imprévus. Rien n’est linéaire : on s’adapte au réel et on fait avec ce que la terre donne.
Ce qui pousse sur la Ferme de Bovenant est moins standardisé, moins régulier mais plus riche en goût et en qualité nutritive.
“ Ce qui pousse sur la Ferme de Bovenant est moins standardisé, moins régulier mais plus riche en goût et en qualité nutritive. ”
On fait les
présentations ?
Virginie
« On ne vient pas seulement manger, on vient se régénérer au contact du vivant. »
Issue de migrations diverses, Virginie a grandi entre plusieurs pays et plusieurs cultures. Elle a notamment vécu dix ans en Californie, y a travaillé en restauration, a étudié l'environnement et la permaculture, avant de revenir en France, avec l’envie de s’engager autrement, au plus près de la terre.
Elle se forme au maraîchage, crée la ferme en 2013, puis retourne progressivement vers la cuisine où elle relie ce qui pousse à ce que l’on mange. Pour elle, l’alimentation est une manière de prendre soin de soi : par la fraîcheur, la diversité et la qualité nutritive des produits. Avec Virginie, chaque repas devient un espace de transmission : un moment où l'on comprend autant qu'on goûte.
Sébastien
« Je travaille avec la terre,
pas contre elle »
Formé aux beaux-arts en atelier de sculpture et après 15 ans d’atelier d’architecture, Sébastien avait envie d'autre chose : un travail qui s'éprouve dans le corps, pas seulement dans la tête. Désormais maraîcher, il cultive en cherchant l’équilibre plutôt que la performance. Observer, comprendre, accompagner : la terre n’est pas un support à exploiter, mais une partenaire avec qui collaborer.
La ferme est à ses yeux un lieu de vie, d’expérimentation et de transmission, où se croisent pratiques paysannes, créativité et respect de la biodiversité. Sébastien développe aussi une approche low-tech : outils simples, peu mécanisés, réparables, pensés pour durer et limiter l’impact sur le sol.